Accueil Date de création : 18/05/10 Dernière mise à jour : 09/01/12 16:57 / 10 articles publiés

Courir pied nu  (Concept) posté le mardi 18 mai 2010 16:16

Blog de wiener :Tests Réels sur L'Analyse du Comportement du Pied dans la Chaussure trail et ses Implications, Courir pied nu

 Des idées folles nous passent par la tête, peut être un retour aux sources que d'être pied nu, non sans doute à cause du réchauffement de la planète, que sais-je, un désir simple de liberté, de sentir la terre sous nos pieds.

Dans ce monde aseptisé, prisonnier de cette société du toujours plus, on voudrait nous faire croire que c'est simple de retrouver quelque chose que l'humanité a perdu. Tant de bêtises méritent tant de méditation. "Si les anciens Tarahumaras et Kalenjins coureurs légendaires (pieds légers) lisaient mes propos, ils me riraient au nez, peut-être!!!" Il ne faut pas raisonner sur des exemples isolés mais sur des généralités. Le pied nu sauvage: Les aborigènes marchent, les peuplades de Bornéo, les Pygmées aussi, même les fameux Masaï, marchent... Pourquoi? Parce qu'il est inutile de courir, le moindre gibier est bien plus rapide que l'Homme. Je pense que c'est dans l'évolution humaine que la réponse est à cherche. A mon sens, l'homme n'a jamais été conçu pour courir. D’une vie dans les arbres, il est passé en mode "marcheur" pour occasionnellement se déplacer de la brousse. Il chassait en groupe en suivant les autres animaux, en utilisant son intelligence plutôt que sa vitesse. Voila le parallèle est fait

. 60% de la population mondiale marche pied nu ou avec des sandales. Le monde civilisé occidental a chaussé, dompté et aseptisé le pied. Les japonaises (Geisha) l'on bandé, le momifiant à son paroxysme comme symbole de beauté. Nous l'avons surprotégé jusqu'à inhiber ces fonctions les plus basiques: Stabilo-proprioceptives. Il faut savoir que ceux sont nos fondations, le tampon terminal entre le corps et le sol. Dès notre plus jeune âge, on nous impose intentionnellement des chaussures avec maintien et voûte .Vous voudriez maintenant que ce pied inhibé, retrouve ces fonctions d'un temps révolu. On voudrait aussi lui accrédité une fonction course qu'il n'a pas , intuitivement, nous déroulons le pas, du talon à l'avant pied, contrairement à la course ou l'atterrissage doit se faire sur avant voir médio-pied donc pas naturel et se fera que par un très long apprentissage de pied (avoir du pied dans le jargon sportif) en cycle avant pour amortir ce corps tout en douceur emmagasinant l'énergie afin de la restituer, exemple de l'élastique ou du kangourou, qui se déplie avec ces bras de leviers si important (jambe) à contrario si minimalisé chez nous 1,5cm d'élasticité, donc biomécaniquement pas idéal pour courir.

Mais c'est en oublier que nous avons tous un morpho-type : Pied creux : va plus taper car raide par sa verticalisation, mais à la fois explosif par son coté tonique et rétracté, le rendant fragile. Pied plat : pur, très rare car souvent ethnique (voir peuple cité plus haut), idéal pour la marche et peut être la course (pied ancestral). Pied plat valgus : le plus commun dont l'origine provient des chaussures, entraînant paresse de celui-ci, ne plus être pied nu. Et enfin le pied normal occidental : voûté, du aux cambrions des chaussures, n’est bien que chaussé.

Je pense que le pied de l'homme n'est pas conçu pour courir, encore moins pied nu d'ou la nécessité et l'utilité des chaussures. Et je ne suis pas sûr que toutes ces sandales pour riches, pardon ces chaussures de type Five Fingers, Newton soient bien, car trop de liberté aux pieds, entraînera fatigue musculaire, contrainte articulaire, source de blessures. Encore un moyen accrocheur, racoleur ou le naturel fait vendre. Ces chaussures/sandales sont destinées à une minorité de public averti et qui ne présente aucun problème morphologique détaillé plus haut.

Petit rappel sur la chaussure running: Priorité a l'amortie dont le matériau de référence reste le caoutchouc naturel, importé en Europe dès 1736. Grâce à sa vulcanisation par Charles Goodyear en 1839, des semelles ont pu t'être fabriquées mais s'usaient très vite et faut attendre 1975 par Nike qui invente la semelle usure en caoutchouc brut évitant l'abrasion. Donc depuis toutes ces années, nous avons jamais cessé de la porter et il faudrait la supprimer sous prétexte que l'amortie ne serait pas adaptée, une réflexion s'impose a se sujet.

L'amortie:1/ Elle accentuerait le mouvement naturel du pied, genoux, hanches dans sa flexion sagittale (avant/arrière) de 45%et chargerait l'avant pied de plus de 20% augmentant ainsi son temps d'appui, entraînement une position dite assise ainsi qu'une plus grande ouverture de hanche et par opposition une fermeture des épaules essorant les vertèbres. Diminuant ainsi la vitesse de déplacement dite énergie cinétique, fragilisant les tendons surtout le quadriceps (muscle de la cuisse) par étirement excentrique, le tendon d'Achille par hyperergie (sollicitation) pour se déployer, s'élever afin de retrouver un regain d'énergie absorbée par l'amortie .Mais l’amortie protège nos articulations de l'onde de choc, atterrissage 140 km/h soit 4 g sur échelle de Richter.

2/ Elle accentuerait le mouvement naturel du pied, genoux, hanches dans sa rotation frontale dite énergie rotatoire de 37% augmentant bascule pelvienne et par opposition contre bascule scapulaire avec risque de pincements vertébraux, diminuant aussi la vitesse de déplacement et entraînant instabilité et fragilisant les segments articulaires. Imaginez sur un sujet aillant un trouble morphologique, notamment une pronation facteur de blessures méniscaux par pincement ou syndrome essuie glace par friction dû a la rotation. La vérité est que 60%des coureurs sont pronateurs, à méditer...

Et que 1/ et 2/ donne une sensation imagez de marcher sur des matelas pneumatiques à savoir une démarche assise et instable, faites le test.

3/ Elle diminuerait par substitution le capiton plantaire et logettes graisseuses, véritable amortie physiologique. Présent chez l'homme, elle amortirait 80% l'onde choc et la chaussure 90 à 95% donc apporterait que 15% de plus car ne s'additionne pas, le ratio est-il suffisamment significatif ? En conclusion, à chaque coureur sa chaussure d'où l'importance des conseils prodigués par des professionnels, Là je prêche pour ma paroisse et serait prétentieux de croire qu'il suffirait de décider, parce que les médias s'interrogent, qu'un retour aux sources serait bénéfique. Moi j'en doute. A conseiller uniquement aux personnes jeunes, sportives sans troubles morpho-statiques ou bien des puristes, minimalistes et anticonformistes voir religieux . Attention : comme conseil, utiliser sporadiquement les premiers temps, la chaussure nous a laissé des traces indélébiles dans la mémoire collective sous forme d'addiction. Inversement pour ces peuples cités plus haut, il est triste qu'ils occidentalisent. Je ne suis que l'observateur et spectateur intéressé, puis m’interroge, affaire à suivre. Sur ce, bon pied bon œil.

lien permanent

Mon profil  (Qui suis-je ?) posté le mardi 18 mai 2010 17:03

Blog de wiener :Tests Réels sur L'Analyse du Comportement du Pied dans la Chaussure trail et ses Implications, Mon profil

David Wiener

Podologue du Sport  

Enseignant  Ecole Supérieur Podologie Danhier

Consultant Fédéral Sportif

Formateur Plate-Forme de Pressions AM Cube

Président Association Tri-Aventure de Fontainebleau

Praticien Libéral Fontainebleau depuis 16 ans

Trailleur depuis 5 ans : A mon actif , la plupart des plus grands trails et ultras de notre beau pays

lien permanent

Préface  (Préambule) posté le mercredi 19 mai 2010 06:43

Blog de wiener :Tests Réels sur L'Analyse du Comportement du Pied dans la Chaussure trail et ses Implications, Préface

En ce qui me concerne , j'ai voulu que le lecteur s'interroge, sachant pas toujours ce que cache les bienfaits ,de tel ou tel procédé innovant ,fondamental et éssentiel. Mais doit savoir ,qu'il y a des effets secondaires et nous sommes les intermédiaires indépendants garants d'une neutralité . Cela doit, je pense rester de l'info. Avant de mettre un médicament sur le marché ,il est testé par des labo-indépendants ,sur des animaux , pour des niveaux de tolérances justement . Les fabricants de chaussures font des tests internes et font des cheques a des cadors sportifs de haut niveau pour leurs communications ,pour leurs images, leurs neutralités j'en doute !! Chez de nombreux coureurs, le port de chaussures amortissantes mal choisies parce que pas avertient ,favorisent l'hyperpronation (mouvements latéraux)dont l'action péjorative podale n'est plus a démontrer : entésopathies et tendinopathies . La chaussure accentue les mouvements d'inversion-éversion , en amplitude et en vitesse .

Pourquoi ressent on du bien être à utiliser une chaussure épaisse ? La sensation de confort de course relâchée entraîne en fait une hypovigilance proprioceptive. C’est une fausse sensation de confort qui trompe le jugement. En théorie le pied est un des 3 organes proprioceptifs primaires avec l’œil et l’oreille interne. • Le premier est l’œil : Il conditionne la vue. Il vous informe en permanence sur l’environnement extérieur. • Le deuxième est l’oreille (interne) : Elle permet d’intégrer les accélérations linéaires et rotatives. • Le troisième est le pied : Il nous informe sur la position du pied, la nature du sol, la mise en tension proprioceptive afin d’éviter toute entorse. Si vous courez de nuit avec une frontale vous voyez moins qu’en plein jour, l’entrée visuelle est donc limitée, vous êtes donc moins sûr de vos appuis. Si à cela on rajoute un matelas de mousse qui vous coupe du sol, on limite alors l’entrée podale. Par ailleurs plus on court sur du » mou » (sable, neige, mousse) plus le pied se positionne en pronation ce qui incline aussi les genoux en rotation interne donc l’oblige à faire un mouvement contraignant. ? Il faut trouver le juste milieu d’une chaussure amortissante ni trop ni pas assez, pour ne pas trop assister le corps, sans le traumatiser avec des semelles trop rigides.

En d'autres termes , le pied chaussé devient moins stable que le pied nu,d'ou cette complexité pour les concepteurs .Si l'amortissement améliore le confort , il joue un rôle dans la physiopathologie de nombreuses blessures du sportif , par instabilité et hyperpronation de l'arrière pied . Il est difficile de concilier confort et performance , hypersollicitation tendineuse et prévention de lésions ,mais nous n'avons pas vraiment le choix , si , celui être avertis du pour et du contre

lien permanent

L'onde de choc  (Concept) posté le mercredi 19 mai 2010 07:41

Blog de wiener :Tests Réels sur L'Analyse du Comportement du Pied dans la Chaussure trail et ses Implications, L'onde de choc

 Les effets de l'onde de choc Le contact du talon impose une décélération brutale qui génère l'onde choc.

En 1977,parait la première étude de cette onde transmise au squelette pied nu lors de l'impact talon avec des accéléromètres miniaturisés ont pu être placés sur un coureur : tibia ,rachis,crâne . Sa vitesse approche les 120 km/h dans le tibia,ce qui correspond à un tremblement de terre de 4 sur l'échelle de Richter ,pour finir a 1/10 dans le crâne.

Est-elle nuisible : En 1982 (radin) a révélé des lésions cartilagineuses du genou chez des moutons qu'on a obligé à marcher plusieurs jours sur du macadam au lieu du pâturage habituel et a contrario la recherche spatiale sur l' apesanteur avec l'étude de l'ostéoporose ont prouvé le rôle primordial de l'onde de choc dans la minéralisation et la résistance de notre squelette .

Connaît-on les seuil de nocivité : L'absence d'onde de choc fragilise nos os et si elle est intense elle détruit nos tissus , mais les seuil reste a préciser.  

Les conséquences physiologiques des chaussures amortissantes :

- Ralentissement de la pose au sol

- Retard du déverrouillage de flexion de genou

- Augmentation de la force d'appui plantaire

- Allongement du temps de contact pied/sol

- Déperdition d'énergie à chaque pas

- Augmentation du travail musculaire pour compenser la perte d'énergie

- Instabilité a la pose du pied au sol, d'autant plus forte que le matériau est élastique

- A long terme ,disparition du capiton plantaire ,il devient mou puis s'atrophie

- Fragilisation osseuse par absorption de l'onde

 Le ralentissement de la pose du pied au sol retarde la flexion du genou et explique de nombreuses lésions cartilagineuses et méniscales . La déperdition d'énergie,sous forme de chaleur pour les amortisseurs proprement dits et sous forme de restitutions retardée pour les amortisseur élastique , nécessite un surcroît d'effort musculaire avec risque de surmenage des tendons et des enthèse. Le contact pied/sol plus doux déclenche ou aggrave l'instabilité. Les tendons extrinsèques ont un travail supplémentaire de stabilisation jusqu'à trouver une contact dur au sol.

lien permanent

Plateforme de Pressions  (Concept) posté le jeudi 20 mai 2010 20:26

Blog de wiener :Tests Réels sur L'Analyse du Comportement du Pied dans la Chaussure trail et ses Implications, Plateforme de Pressions

Je vais vous parler des plateformes pressions de plus en plus utilisées dans les cabinets de podologie, la société Am CUBE que je remercie pour leur accueil , leur sympathie et leur professionnalisme.

Toutes les professions médicales et para-médicales sont aujourd'hui confrontées au même problème : objectiver un diagnostic et le traitement qui l'accompagne. Dans nos spécialités, peu d'outils le permettent et la plate forme de pression est le seul examen qui est compatible avec une pratique libérale et ses contraintes de temps et d'efficacité. D'autant que depuis quelques années, elle est devenu plus fiable, plus maniable, bref elle est devenue un outil indispensable à la pratique quotidienne.

Le podomètre électronique.

Une plate forme de pression est un appareil de mesure relié à l'ordinateur. La plateau est constitué d'un ensemble de capteurs de force (de nombre, de taille et de technologie différente selon le modèle) et d'une carte électronique les contrôlant. La carte contrôleur renvoie les valeurs à l'ordinateur sous forme de tableau (matrice en langage informatique) qui les affiche alors sous forme graphique. L'unité de mesure de ces capteurs est la pression, évaluée en Kilo-Pascal ou en Kilogramme-Force. La plateforme de pression mesure donc les pressions plantaires. Les données sont ensuite affichées en graphiques qui peuvent prendre différentes formes selon les désirs de l'opérateur.

Qu'est-ce que la pression d'un point de vue clinique.

La pression est définie par le rapport entre la charge et la surface. Le logiciel fait la somme de la valeur d'écrasement de ses capteurs (qui correspond au poids du sujet) et la divise par le nombre de capteurs activés. On obtient ainsi une valeur appelée pression moyenne. La pression moyenne représente la façon dont le pied réagit aux contraintes qui lui sont appliquées.

Les appuis plantaires

Pour rester la plus intuitive possible, la première représentation affichée est l'image de l'empreinte plantaire. Les couleurs permettent une lecture simple des contraintes qui s'exercent zone à zone. Ensuite, sont accessibles d'autres analyses, présentées sous forme de diagrammes permettant de préciser l'analyse. Donc l'image des pieds va être la synthèse de l'analyse (statique ou dynamique), alors que les analyses complémentaires vont nous donner des informations sur le comportement amenant à cette moyenne.

La finalité de la plateforme

On voit donc qu'il y a deux façon d'utiliser la plateforme.

Soit en tant que simple «examen complémentaire» permettant de faire un état des lieux rapide et précis des conséquences des divers déséquilibres du patient.

Soit en tant que méthode d'exploration à part entière, où les analyses complémentaires proposées par la plateforme lui permettront de mieux comprendre les tenant et les aboutissant de la pathologie du patient. On se basera alors plus sur le fonctionnement des pieds pour en déduire les causes.

Lecture directe ou indirecte?

Cette question est fondamentales, car elle est la principale source d'erreurs d'interprétation.

En effet, comment interpréter un barycentre de pression qui file vers l'avant du pied?

Est-ce une rotation / hyperAnteversion de l'hemi-bassin correspondant? Un genu flessum? Une talalgie aiguë avec position antalgique? Ou plus simplement un avant pied rond fixé avec métatarsalgie? Voir peut-être même un peu de tout ça avec des relations causes-conséquence?

L'appui plantaire, comme la marche, est le résultat de tous ces facteurs. La plateforme va les mettre en évidence et même quantifier ces déséquilibres.

Quel que soit la finalité de la l'utilisation de la plateforme les examens statiques et dynamiques doivent, quand c'est possible, être réalisés. Cela permet de les comparer et de voir leurs similitudes et leurs différences. On peut dire d'une façon générale que l'examen statique est un examen passif où l'action musculaire est réduite à son strict minimum. C'est là qu'apparaitront les déformations au sens orthopédique du terme. Paradoxalement c'est souvent lors de cet examen que les compensations seront les plus fréquentes. Par contre au cours de l'examen dynamique, le travail musculaire deviendra prépondérant permettant le rattrapage de certaines déformations (parfois au prix de contraintes supplémentaires)

Intérêt clinique de la réactivité du pied

Les mouvements et positions des étages supérieurs modifient la répartition du poids du corps entre les deux pieds. La réaction musculaire du pied a pour but de rétablir l’équilibre général du patient, en fonction de l’action à réaliser (position debout ou marche). En effet, durant ces gestes statiques ou dynamiques, les pieds sont les seuls organes en contact avec le sol. Ils réagissent donc en fonction des mouvements du corps et des irrégularités du sol (cailloux, chaussures, etc…).

La réaction musculaire du pied a pour but de rétablir, à chaque instant, l’équilibre entier du corps, tout en permettant à l’ensemble des chaînes musculaires de réaliser le geste voulu, que ce soit un geste involontaire (oscillations du corps en position statique) ou volontaire (marche, geste statique, …). La réaction musculaire intrinsèque du pied doit assurer un point d’appui stable pour les chaînes musculaires tout en s’adaptant aux irrégularités du sol. L’adaptation au sol est caractérisée par un relâchement des articulations tandis que l’appui stable des chaînes musculaires demande une stabilisation de ces dernières. Le pied présente donc deux fonctions inverses l’une de l’autre.

L’analyse plate-forme permet d’évaluer ces deux fonctions. Comme la plate-forme est un appareil de mesure, on évalue ces fonctions de manière quantitative, ce qui permet d’observer une éventuelle disparité entre elles. On parle alors d’équilibre fonctionnel. Cet équilibre fonctionnel est alors défini par le rôle adaptatif d’un pied par rapport à l’autre, dans l’action à réaliser : on recherche le pied qui montre une prédominance dans la stabilité du corps et le pied qui favorise plutôt l’adaptation au sol. La quantification de cette évaluation permet au praticien de choisir le traitement orthopédique le mieux adapté pour rétablir cet équilibre.

Analyse des pathologies, au niveau podométrique.

La plupart des pathologies sont dues à une sur-sollicitation de l’appareil locomoteur. L’appareil locomoteur décrit les fonctions particulières de chaque segment corporel dans la réalisation d’une action donnée, que ce soit la marche, la position statique ou tout autre geste. Toutes ces fonctions sont interactives les unes aux autres. Certaines favorisent l’action à réaliser tandis que d’autres la freinent. En effet, tout geste du corps, volontaire ou non, créé un déséquilibre de ce dernier. L’appareil locomoteur est donc constitué d’un ensemble de gestes accélérateurs de l’action voulue et donc inhibiteurs de l’équilibre, et d’un ensemble de gestes inhibiteurs de cette action et donc favorisant l’équilibre du corps.

Lorsque cet équilibre est rompu, une ou des pathologies peuvent apparaître. Elles peuvent avoir une origine externe (une entorse est due à une sur-sollicitation de la fonction d’adaptation au sol) ou interne (une tendinite est due à un déséquilibre entre les fonctions d’adaptation et d’action). Lorsque le patient consulte pour une douleur quelconque, il est important de comprendre que le système locomoteur s’est plus ou moins adapté à cette gêne. La plate-forme donne alors une quantification de ce système d’adaptation à la gêne: on parle de compensations.

Le système de compensations du corps, dans la pathologie, a pour but de permettre au patient de réaliser l’action voulue tout en minimisant la douleur. Les fonctions d’adaptation au sol et d’équilibre du corps sont alors désorganisées: l’équilibre entre ces deux fonctions est rompu afin de ne pas solliciter le segment douloureux. La plate-forme permet donc d’évaluer ce déséquilibre. L’orientation du traitement, quant à favoriser la décharge du segment douloureux ou de rétablir l’équilibre fonctionnel, appartient au praticien. La plate-forme est un outil d’aide au choix du traitement et non pas à l’orientation de ce dernier.

Définition de l’équilibre fonctionnel.

L’équilibre entre deux fonctions est défini par la mesure de l’interaction de l’une sur l’autre. Si les fonctions du pied sont inverses l’une de l’autre, elles sont inhibitrices l’une de l’autre. Les fonctions étant composées des réactions variables du pied par rapport à l’action de chargement, l’équilibre peut alors être défini comme une invariabilité (une constante) du comportement respectif entre les deux pieds.

L’équilibre n’est pas synonyme d’une absence de pathologie. Le corps, et en particulier les pieds, peut s’être adapté à une douleur quelconque. L’équilibre, décrit par l’évaluation des données podométriques, est donc un équilibre fonctionnel, adaptatif. Si l’on décide d’appareiller le patient, malgré cet équilibre, on modifie alors le comportement des pieds ce qui entraîne un nouvel équilibre adaptatif, plus ou moins long à se mettre en place.

Il existe donc deux étapes de traitement: d’abord la recherche du traitement de la douleur, ensuite la recherche de l’équilibre fonctionnel. Le traitement de la douleur consiste à décharger le segment douloureux de sa fonction habituelle, en attribuant cette fonction à un autre segment. Il existe donc un risque de déclencher une nouvelle pathologie. En évaluant les nouvelles fonctions adaptatives des pieds, par la plate-forme, on peut limiter ce risque. La recherche de l’équilibre fonctionnel permet au praticien d’orienter la fonctionnalité des pieds à une nouvelle situation. Dans le premier cas, on modifie les fonctions habituelles des pieds en fonction d’un objectif donné (modification d’un geste), dans le deuxième cas, on rétabli ces fonctions en fonction d’une situation donnée (adaptation au geste).

Conclusions.

La plate-forme est un outil d’aide au choix du traitement. On choisit les éléments adéquats en fonction de l’objectif de traitement choisi. La plate-forme donne alors une quantification de l’équilibre fonctionnel des pieds entre l’adaptation au sol et l’équilibre du patient. Elle n’est pas un outil d’aide à la décision de traitement. La plate-forme décrit la modification éventuelle du système de compensation des pieds, c’est-à-dire la modification du comportement de ces derniers suite au port de la chaussure et de la semelle. Il est donc important de toujours effectuer une analyse chaussée afin de noter l’influence de cette dernière sur la fonction d’équilibre du corps.

Ces analyses sont celles vers lesquelles nous allons instinctivement nous diriger, car elles sont rapides à réaliser, à lire et facilement explicables au patient. 

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à wiener

Vous devez être connecté pour ajouter wiener à vos amis

 
Créer un blog